Èze : 303 081 € collectés pour restaurer l'église
À Èze, la restauration de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption est en cours — un édifice baroque du XVIIIe siècle, fermé au public depuis 2022. La collecte populaire que la mairie mène avec Fondation du patrimoine, a dépassé son objectif : 236 990 euros ont été versés par 127 donateurs, 66 091 euros supplémentaires proviennent de mécènes et de subventions — soit 303 081 euros pour 300 000 annoncés. Et les 19 et 20 septembre 2026, lors des Journées européennes du patrimoine, le chantier a été ouvert au public pour la première fois.
Que s’est-il passé à l’église
Le problème de l’église, c’est l’eau. Des remontées capillaires atteignent la base des murs, la toiture fuit depuis des années, une fissure est apparue dans la coupole du chœur, et la tour-clocher soulève aussi des inquiétudes. L’humidité a endommagé l’essentiel, pour lequel on vient : la peinture baroque des chapelles latérales, les stucs et les trompe-l’œil ont en partie disparu. La première étape — le dessèchement des maçonneries par électro-osmose — a déjà été réalisée ; les chapelles et les sols sont ensuite en cours de travaux, puis le chœur et le maître-autel.
Qui paie pour cela
Le coût total, selon l’estimation de l’architecte des travaux, est d’environ trois millions d’euros. Le conseil départemental des Alpes-Maritimes a alloué 1 078 818 euros, la direction régionale des affaires culturelles DRAC PACA — 758 118,90 euros, le reste est complété par des subventions et des dons privés, dont la collecte que la mairie d’Èze a lancée en janvier 2022.
Ce qui a été présenté pendant les Journées du patrimoine
Des visites guidées gratuites du village et de l’église ont eu lieu les 19 et 20 septembre à 10h30 et 14h30, sur réservation, au départ de la mairie. Elles étaient conduites par le directeur de l’office de tourisme Patrick Le Tiec : on y expliquait comment sont prises les décisions concernant un monument, en quoi la restauration diffère de l’archéologie et quelles techniques d’artisans du XVIIIe siècle ont été révélées pendant les travaux.
Ce qui fait la renommée de cette église
L’église a été construite de 1764 à 1772 à la demande du duc de Savoie Charles-Emmanuel III, l’architecte étant Antoine Spinelli, auteur de la place Garibaldi à Nice. L’église a été consacrée le 17 mai 1772. À l’extérieur, c’est du néoclassicisme : une façade ocre avec des pilastres corinthiens et une fenêtre ronde (œil-de-bœuf) ; à l’intérieur, une nef baroque unique avec des chapelles latérales. Le cadran de la tour-clocher est bleu — la couleur de la Vierge Marie. L’église est classée monument historique depuis le 5 décembre 1984.
La mairie ne communique pas encore la date de réouverture après la restauration. Pour en savoir plus sur le village lui-même — dans notre guide d’Èze, et sur ce qui se passe plus haut sur le versant — dans la note à propos du fort La Revère.
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Photo : GFreihalter / Wikimedia Commons